L’éternel recommencement. « Excusez les fautes de l’auteur »

•décembre 5, 2012 • Laisser un commentaire

Après plus de quatre années d’absence, je retrouve cette page.

Le monde semble changé depuis, j’ai l’impression que tout est tristement inchangé, pathétiquement même. Moi la première.

Une tentative de soulèvement, une politisation qui peine à s’installer, des volontés incertaines. La bêtise humaine dans toute sa splendeur et sa beauté. La phobie de la Tabula rasa et le ridicule de la réparation. Continuité et rupture.  Des idées et pas de bras. Beaucoup de culpabilité, autant de colère. Très peu d’espoir.

Tout le monde semble avoir la réponse, je traîne toujours mes vieilles questions.

Imposer la légitimité de me demander ce que je veux être et où je veux aller quand la mode est de chercher ce qu’on a été et d’où on vient.

J’ai quitté un territoire pour un autre, pour pouvoir faire le même rêve.

Ma vie veut me prendre, je suis lourde à porter, je m’écroule sous mon poids. J’essaie de nouveau ma  vieille formule de résistance: dire.

Je le fais très maladroitement et beaucoup moins bien qu’autrefois, j’en suis consciente.

Mais après ces quelques années de béatitude, après cette traversée en long et en large du territoire de la patience du silence et de la vie des autres,  j’ose espérer redevenir auteure de ma vie. L’exercice semble périlleux et la volonté insuffisante.

Et je m’accroche à une idée : Godot vaut toute cette peine.

Dis, en moins le sais-tu?

•décembre 23, 2010 • Laisser un commentaire

The same old fears

•juin 13, 2008 • 2 commentaires

Me voilà,

Mes rêves nombreux,

Mes amours impossibles,

Mes efforts anéantis,

Mon chemin flou,

Ma voix fausse,

Mon sourire absent,

Mon rire assourdissant,

Ma parole inaudible,

Mon discours incompréhensible,

Mes mains vides,

Mon cœur las,

Mon corps fatigué,

Mes états d’âme sans âme

Mon gros ventre encore et toujours creux

Et du bide, du bide putain ce que j’aimerai avoir assez de bide

Pour…

Pour moi

Et pour nous deux

Pour nous deux

Ensuite pour moi

Pour pouvoir enfin rêver les yeux fermés

Sans ruminer le passé, sans guetter le présent, et toujours en craignant l’avenir

Pour enfin rêver à quatre yeux

Et s’unir pour n’être que deux… Parmi tant.

Me revoilà,

Face à toi, même quand tu n’es pas là

Seule parfois même quand tu es là

Dans un tourbillon qui va plus vite que moi

Me revoilà,

Je laisserai les rêves de gloire et les envies de force pour un autre jour

Et un jour je regretterai de tout avoir laissé pour un jour

Parce qu’aujourd’hui,

« la méduse échouée sur la plage » que je suis

A du mal à réunir ses forces pour pouvoir avoir envie d’être forte

Pour pouvoir avoir envie tout court.

Me revoilà

Encore une fois et comme toujours

A me demander si ce qui m’accable est la fatigue, la déprime

Ou tout simplement une vie que j’ai peur d’assumer.

Baise moi

•janvier 4, 2008 • 2 commentaires

Il chante encore et j’ai envie de pleurer.

Il chante bien et j’écoute mal, il ne veut pas me faire pleurer, je ne sais même pas ce qu’il veut me faire.

L’amour peut être, mais il m’a juste baisée et je n’ai pas cessé d’en réclamer davantage… de chansons… à texte!

Il m’a baisée en chantant, l’amour n’aurait pas laissé de place à la musique.

N’arrête pas de chanter, baise moi encore.

Ne me fais pas l’amour, ne me fais pas une grande histoire, je ne veux pas être belle ni celle de toutes celles qui sont les plus belles

Du haut de mon profil de baisée, je t’écoute.

Fais moi encore plus petite que je ne le suis déjà et chante.

Me fais pas l’amour, baise moi et chante.

Cinéfils, MIDNIGHT MOOVIES

•décembre 28, 2007 • Un commentaire

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J’ai peur.

•décembre 19, 2007 • Laisser un commentaire

Je déteste tous ceux qui t’ont précédé parce qu’à cause d’eux j’ai peur quand j’envisage de penser à toi.

J’ai peur que cette histoire ne finisse avant de commencer.

J’ai peur de réduire ma vie au travail et aux bouquins par excès de tristesse.

J’ai peur d’être trop fatiguée pour essayer de nouveau.

J’ai peur de ne plus avoir peur d’être seule.

J’ai peur de nourrir encore mon histoire d’amour pour moi-même et de m’aimer encore plus et tellement au point de ne plus être brisée par les aléas des personnes charmantes comme toi.

J’ai peur d’être encore et toujours la même.

J’ai peur d’avoir peur.

Je ferai mieux d’aller bosser avant que tu n’occupes tout mon espace- temps, avant que je ne cesse d’avoir peur.

Corps en perdition… Jenny Saville

•décembre 3, 2007 • 3 commentaires

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