The same old fears

Me voilà,

Mes rêves nombreux,

Mes amours impossibles,

Mes efforts anéantis,

Mon chemin flou,

Ma voix fausse,

Mon sourire absent,

Mon rire assourdissant,

Ma parole inaudible,

Mon discours incompréhensible,

Mes mains vides,

Mon cœur las,

Mon corps fatigué,

Mes états d’âme sans âme

Mon gros ventre encore et toujours creux

Et du bide, du bide putain ce que j’aimerai avoir assez de bide

Pour…

Pour moi

Et pour nous deux

Pour nous deux

Ensuite pour moi

Pour pouvoir enfin rêver les yeux fermés

Sans ruminer le passé, sans guetter le présent, et toujours en craignant l’avenir

Pour enfin rêver à quatre yeux

Et s’unir pour n’être que deux… Parmi tant.

Me revoilà,

Face à toi, même quand tu n’es pas là

Seule parfois même quand tu es là

Dans un tourbillon qui va plus vite que moi

Me revoilà,

Je laisserai les rêves de gloire et les envies de force pour un autre jour

Et un jour je regretterai de tout avoir laissé pour un jour

Parce qu’aujourd’hui,

« la méduse échouée sur la plage » que je suis

A du mal à réunir ses forces pour pouvoir avoir envie d’être forte

Pour pouvoir avoir envie tout court.

Me revoilà

Encore une fois et comme toujours

A me demander si ce qui m’accable est la fatigue, la déprime

Ou tout simplement une vie que j’ai peur d’assumer.

~ par manouche le juin 13, 2008.

2 réponses to “The same old fears”

  1. j’en ai eu le ventre noué… heureuse de te retrouver.

  2. Me, Myself and I…

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