A la table de mon café ce matin

With your feet on the air and your head on the ground Try this trick and spin it
À table ce matin avec mon café, il y avait mon rêve de la veille, la plus agréable réalité possible, le plus dérangeant des fantasmes qui, faute d’exister réellement surgissent dans les rêves et merde aux rêves qui me rappellent mon impuissance à dompter mes envies !
Il y avait aussi des bribes du films que j’ai vu avant de dormir, «passe ton bac, fais dix ans d’études et deviens quelqu’un » disait on dans mon film de la veille et c’est tout ce que j’ai retenu du film, un peu comme les morales à deux balles qu’on fait aux gosses quand ils rouspètent devant les devoirs de maison ; je ferai dix ans d’études en plus des cinq passés, je ferai même plus que dix, c’est tout ce que j’ai envie de faire en ce moment, ça m’évitera de penser au reste, ça m’épargne la déprime
where is my mind ?
nulle part , tu grandis ma grande , il n y a plus de place pour les introspections et les questionnements et les cafards forcés
Appauvrissons nous, enrichissons les autres !
Passons comme dirait un bon ami
Il y avait, les dernières photos qu’on m’a transféré avant que je me déconnecte complètement du monde des éveillés et des pseudo éveillés pour retrouver celui de mes rêves qui dérangent,
des photos plus joyeuses et moins amères que leur souvenir
un cendrier plein et une tête vide
un journal bourré d’info qu’on connaît déjà
des morceaux de conversation, ces conversations de famille à table… toujours constructives, en parfait colocataires de tout l’espace de vie même de la table, et je ne m’en plains pas c’est toujours mieux que d’être une vraie famille qui exprime son amour insupportable et difficile à vivre
des miettes de pain du dîner de la veille
décidément on ne se débarrasse pas facilement de la veille !
il y avait aussi The Pixies,
Your head will collapse but there’s nothing in it
À table ce matin avec mon café à trois sucres et demi, mon overdose de sommeil et mes séquelles de migraine de la veille volaient la vedette à tous mes autres excès .
A table avec mon café ce matin , se dessinait devant moi ma journée ni plus ni moins banale que ses semblables de ce mois ci
Demain peut être j’aurai envie de t’écrire, aujourd’hui je m’en retiens encore, je prends ce qui vient à moi

Faut pas sous estimer le banal, le sans raison

~ par manouche le octobre 4, 2007.

3 réponses to “A la table de mon café ce matin”

  1. Il ne faut pas non plus donner trop de valeur au banal, nos reves touchent alors le sol, et on ne se bat plus. Il faut juste trouver un juste milieu qui n’existe pas.

    Et puis il ne faut jamais retenir les mots, c’est comme avec l’urine, on peut fuir mais notre besoin sera toujours present.

  2. Jolie métaphore :)

  3. 39º sous la couette. elle colle à moi. court-métrages de mon cerveau en délire. cette foutue couette qui colle à ma peau. les murs écrasent ce caillot que je suis redevenue. qui me rappelle à la réalité. l’herbe dort ou essaye. mon utérus est le centre de l’univers. sors de mes rêves!

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