People come and go and walk away but I’m not going anywhere

Je ne suis pas très bavarde ces derniers temps, je serai très tentée de dire que si vous me connaissiez ça vous alamerait que je ne puisse pas trouver de mots pour parler de ce que je ressens et ce qui m’étouffe depuis un moment, car s’il y a quelque chose qui ne m’a jamais fait défaut c’est bien les mots, ça vous alarmerait de compter le temps que je mets à réfléchir pour répondre à des questions du genre “comment ça va?” ou celle que je déteste le plus “quoi de neuf?”, ça vous alarmerait de constater ma passivité, ma paresse, le nombre de kilos que j’ai pris en si peu de temps, mes sautes d’humeur, ma susceptibilité pathétique et mon dégout de tout et tout le monde.
Mais constatant que personne ne se rend compte de rien, que ça ne dérange pas mes parents de me voir passer une semaine sans quitter la maison;
que ça ne dérange pas mon ami le plus proche de ne pas pouvoir tenir une conversation avec moi plus de cinq minutes et ça ne lui met pas la puce à l’oreille quand, une discussion,par chance ou par obligation, dépasse les cinq minutes que je réponde par “ça va.” à un “comment ça va?” sans étayer sans développer, on aurait dit qu’il n’attendait que ça, que je la ferme pour ne pas gacher le beau temps de ses vacances;
que ça ne pousse aucun des amis que je me déplaçais pour voir à se demander ce qui se passe quand j’arrête de me déplacer pour les voir;
je ne suis plus tentée par dire que si vous me connaissiez ça vous alarmerait de voir à quoi je ressemble depuis un moment
En voilà un moment où je constate que les relations dont j’étais le plus fière ne faisait ma fierté en réalité que parce que je faisais tout donc tout à ma façon donc j’étais contente , un moment où je m’en veux d’être déçue et de ne pas voir appris à ne compter que sur moi même, même si je sais que j’ai toutes les raisons d’être déçue parce que quand on a compté sur moi j’ai toujours répondu présente
tout le monde s’en fiche
bref je préfère la musique, c’est beaucoup plus sympa que tout ce que je peux raconter

plutot que de faire un mauvais post (ce que je viens de faire déjà) mettre une jolie chanson

This is why I always wonder
I’m a pond full of regrets
I always try to not remember rather than forget

This is why I always whisper
When vagabonds are passing by
I tend to keep myself away from their goodbyes

Tide will rise and fall along the bay
and I’m not going anywhere
I’m not going anywhere
People come and go and walk away
but I’m not going anywhere
I’m not going anywhere
This is why I always whisper
I’m a river with a spell
I like to hear but not to listen,
I like to say but not to tell

This is why I always wonder
There’s nothing new under the sun
I won’t go anywhere so give my love to everyone

Tide will rise and fall along the bay
and I’m not going anywhere
I’m not going anywhere
People come and go and walk away
but I’m not going anywhere
I’m not going anywhere

~ par manouche le avril 26, 2007.

4 réponses to “People come and go and walk away but I’m not going anywhere”

  1. “En voilà un moment où je constate que les relations dont j’étais le plus fière ne faisait ma fierté en réalité que parce que je faisais tout donc tout à ma façon donc j’étais contente”
    c’est déjà ça.
    Y aura un autre moment où tu t’apercevras, peut être, que tes amis n’ont jamais eu cette maturité que tu croyais évidente. Ca fera mal, mais tu t’en remettras.

  2. Simple conseil de lectrice: détourne ta tête de ce qui t’a précédé, lève les yeux, regarde vers l’avant et passe à autre chose.

  3. Et si cela n’avait pas d’importance au fond..

    Si l’on s’investit entierement, totalement dans une relation, n’est-ce pas tant de l’altruisme que de l’egoisme.
    Oui, de l’egoisme de vouloir tout construire, voir controler, de vouloir toujours etre la, meme les jours de pluie, d’adieu ou de gris..

    Tout va et vient.

    Le monde est parfois aveugle, comme nous pouvons souvent l’etre.
    Tout n’est qu’absence demence, et coup de folie.

    Et si tout cela n’avait pas d’importance au fond..?

  4. je suis comme toi,j’ai l’impression que tout le monde vis qq chose,a un projet,des reves,des plans pour l’avenir,moi j’ai rien,j’ai envie de rien,je ne veux plus rien,je comprend plus rien,pourtant j’ai ete toujours celle qui illumine un endroit des qu’elle y rentre,mais lo c’est plus le cas,j’ai tjr envie d’etre seule,on me disait la joie de la maison,lo on comprend plus mon silence,je ne parle presque plus,j’ai l’impression d’avoir un sac derriere le dos,pleins de pierres lourdes,j’arrive po a m’en debarrasé,j’y arrive pas,je ne sais pas ce qui va se passer apres,mais j’ai l’empression d’etre engloutti dans le noir de plus en plus.

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