The same old fears
•juin 13, 2008 • 2 CommentairesMe voilà,
Mes rêves nombreux,
Mes amours impossibles,
Mes efforts anéantis,
Mon chemin flou,
Ma voix fausse,
Mon sourire absent,
Mon rire assourdissant,
Ma parole inaudible,
Mon discours incompréhensible,
Mes mains vides,
Mon cœur las,
Mon corps fatigué,
Mes états d’âme sans âme
Mon gros ventre encore et toujours creux
Et du bide, du bide putain ce que j’aimerai avoir assez de bide
Pour…
Pour moi
Et pour nous deux
Pour nous deux
Ensuite pour moi
Pour pouvoir enfin rêver les yeux fermés
Sans ruminer le passé, sans guetter le présent, et toujours en craignant l’avenir
Pour enfin rêver à quatre yeux
Et s’unir pour n’être que deux… Parmi tant.
Me revoilà,
Face à toi, même quand tu n’es pas là
Seule parfois même quand tu es là
Dans un tourbillon qui va plus vite que moi
Me revoilà,
Je laisserai les rêves de gloire et les envies de force pour un autre jour
Et un jour je regretterai de tout avoir laissé pour un jour
Parce qu’aujourd’hui,
« la méduse échouée sur la plage » que je suis
A du mal à réunir ses forces pour pouvoir avoir envie d’être forte
Pour pouvoir avoir envie tout court.
Me revoilà
Encore une fois et comme toujours
A me demander si ce qui m’accable est la fatigue, la déprime
Ou tout simplement une vie que j’ai peur d’assumer.
Baise moi
•janvier 4, 2008 • 2 CommentairesIl chante encore et j’ai envie de pleurer.
Il chante bien et j’écoute mal, il ne veut pas me faire pleurer, je ne sais même pas ce qu’il veut me faire.
L’amour peut être, mais il m’a juste baisée et je n’ai pas cessé d’en réclamer davantage… de chansons… à texte!
Il m’a baisée en chantant, l’amour n’aurait pas laissé de place à la musique.
N’arrête pas de chanter, baise moi encore.
Ne me fais pas l’amour, ne me fais pas une grande histoire, je ne veux pas être belle ni celle de toutes celles qui sont les plus belles
Du haut de mon profil de baisée, je t’écoute.
Fais moi encore plus petite que je ne le suis déjà et chante.
Me fais pas l’amour, baise moi et chante.
J’ai peur.
•décembre 19, 2007 • Laisser un commentaireJe déteste tous ceux qui t’ont précédé parce qu’à cause d’eux j’ai peur quand j’envisage de penser à toi.
J’ai peur que cette histoire ne finisse avant de commencer.
J’ai peur de réduire ma vie au travail et aux bouquins par excès de tristesse.
J’ai peur d’être trop fatiguée pour essayer de nouveau.
J’ai peur de ne plus avoir peur d’être seule.
J’ai peur de nourrir encore mon histoire d’amour pour moi-même et de m’aimer encore plus et tellement au point de ne plus être brisée par les aléas des personnes charmantes comme toi.
J’ai peur d’être encore et toujours la même.
J’ai peur d’avoir peur.
Je ferai mieux d’aller bosser avant que tu n’occupes tout mon espace- temps, avant que je ne cesse d’avoir peur.
Waiting for Bertrand…
•octobre 15, 2007 • 2 CommentairesJe parle peu d’actualités sur ce blog mais en voilà une qui me tient particulièrement à coeur, la libération conditionnelle de Bertrand Cantat à partir de demain 16 Octobre 2007, j’ai appris la nouvelle avec beaucoup de joie, Bertrand Cantat est pour moi l’un des plus grands auteurs compositeurs et le drame qu’il a vécu reste toujours incomréhensible. Je profite de l’annonce de sa libération conditionnelle pour poster cet article écrit par un avocat bloggueur français et qui explique les détails juridique de cette libération, des détails qui cloueront le bec à tous ceux qui trouvent que cette libération est scandaleuse et qui y voient une banalisation de la violence, et une chanson sans doute l’une des meilleurs de Noir Désir pour rappeler la grandeur de cet artiste et son engagement auxquels un dérapage dramatique -duquel une certaine presse torchon a tiré profit- ne changeront pas grand chose à mon avis et pour finir rappelez vous ce discours à la cérémonie des victoires de la musique 2002
La libération conditionnelle de Bertrand Cantat
Par Eolas, lundi 15 octobre 2007 à 12:08
Laissons de côté la si décevante actualité sportive (la France n’a gagné QUE 6 à 0 aux Féroé…) et tournons nous vers l’actualité juridique et judiciaire qui est riche ces temps-ci. Je vais aborder trois thèmes cette semaine, si mon agenda m’en laisse le temps : les peines plancher, la réforme de la carte judiciaire notamment.
Mais tout d’abord, collons le plus à l’actualité, la libération conditionnelle, sous les feux de la rampe aujourd’hui par la libération annoncée de Bertrand Cantat.
Soyons d’emblée très clairs. L’objet de ce billet n’est absolument pas d’étaler soit des déclarations scandalisées sur cette décision soit une approbation bruyante en fustigeant ceux qui s’y opposaient. De tels commentaires seront impitoyablement supprimés, je vous rappelle que je suis de mauvaise humeur depuis samedi soir. Pas de pollution médiatique ici, vous avez le courrier des lecteurs de la presse pour ça (je vous recommande les commentaires sous l’article de Libération, d’un niveau de caniveau très satisfaisant).
Je voudrais simplement expliquer ce qui conduit à de telles décisions de libération à mi-peine, et pourquoi celle-ci en particulier n’a absolument rien de scandaleux, même s’il est permis d’être à titre personnel, moral et pourquoi pas philosophique (domaines dans lesquels ce billet s’abstiendra de pénétrer) en désaccord avec elle.
La peine vise à punir, c’est une évidence, mais elle ne vise pas qu’à cela. C’est là l’écrasante responsabilité des juges – vous comprendrez bientôt le pluriel – que de rechercher l’équilibre entre toutes les finalités de la peine.
C’est l’article 132-24 du Code pénal qui a inscrit dans la loi les principes posés depuis longtemps par la jurisprudence, notamment du Conseil constitutionnel.
alinéa 2 :
La nature, le quantum et le régime des peines prononcées sont fixés de manière à concilier la protection effective de la société, la sanction du condamné et les intérêts de la victime avec la nécessité de favoriser l’insertion ou la réinsertion du condamné et de prévenir la commission de nouvelles infractions.
La protection de la société, c’est la neutralisation de l’individu dangereux. La prison est le plus efficace, mais d’autres peines y suffisent parfois amplement (la suspension du permis du chauffard, par exemple).
La sanction du condamné, c’est la rétribution : il a eu un comportement interdit, il doit être sanctionné sauf à faire de l’interdit social une farce. Le but est que quel que soit l’intérêt tiré du comportement, il ne vaille pas la peine qui y est attaché. Rouler à 200 fait arriver plus vite, mais si on vous confisque votre voiture et annule votre permis, le jeu n’en vaut pas la chandelle.
Les intérêts de la victime. Ca, c’est un ajout de la loi Clément sur la récidive du 12 décembre 2005. L’irruption de la victime à tous les stades du procès pénal est une tendance parfois irritante de notre époque tant on détourne le procès pénal de sa finalité et de ce qu’il est vraiment : un individu face à la société dont il a transgressé les règles. Mais la prise en compte de ses intérêts au niveau de la peine est parfaitement naturelle, et les juges n’ont pas attendu le législateur pour en faire un paramètre de la peine. C’est d’ailleurs un très bon argument pour la défense : il faudra réparer, or la prison, privant de travail, empêche la réparation, ou la retarde d’autant. Comme quoi, les intérêts de la victime sont parfois opposés à ceux de la société, qui a plus à gagner à une neutralisation durable.
La nécessité de favoriser l’insertion ou la réinsertion du condamné : il y a toujours un après la peine depuis le 9 octobre 1981. Il faut préparer cet après, car le retour à la liberté après une longue incarcération (et quatre ans, c’est long) est difficile. On passe d’un univers très encadré (vous n’ouvrez aucune porte vous même et n’allez nulle part sans permission) à être livré à soi même, et souvent à la solitude. Il ne faut donc pas insulter l’avenir par la peine. D’où une nécessaire phase de transition, de retour progressif à la liberté sous certaines contraintes. Là se situe le coeur de la libération conditionnelle.
Prévenir la commission de nouvelles infractions. Redondance avec la protection de la société, mais le législateur de 2005 était obsédé par la récidive. Cette prévention, outre la menace de la sévérité en cas de récidive (dont l’efficacité me paraît très douteuse, j’y reviendrai quand je parlerai des peines plancher), il y a aussi le traitement médical ou psychologique, le sevrage alcoolique, qui nécessite aussi une certaine forme de contrainte, qui ne peut être exercée que pendant l’exécution de la peine. La libération conditionnelle sert aussi à cela.
Ces principes s’imposent d’abord à la juridiction de jugement. Dans le cas Cantat, la juridiction était lituanienne, mais ces principes ne sont pas non plus inconnus sur les rives de la Baltique. Une bonne plaidoirie doit à mon sens donner l’opinion de l’avocat sur ces quatre points. C’est en tout cas plus pertinent que l’invocation de l’enfance malheureuse (il y a des présidents de correctionnelle qui viennent de la DDASS, l’excuse passera très mal) ou que “la prison ne sert à rien puisque le prévenu a toujours récidivé”, que j’ai entendu récemment dans un prétoire avant que le tribunal ne prononce une peine largement supérieure aux réquisitions du parquet.
Mais une peine s’étalant dans le temps, il ne serait pas bon de la traiter comme une parole sacrée et intangible. Un condamné peut changer, et la longue période d’observation continue qu’est un emprisonnement permet de le constater. C’est là qu’intervient le juge d’application des peines (JAP). Il a de par la loi des pouvoirs étendus mais pas illimités pour modifier la peine en cours d’exécution. Il peut la suspendre, la fractionner (un étudiant condamné à 6 mois de prison ferme fera deux fois trois mois pendant ses vacances scolaires ce qui n’interrompra pas ses études), la réduire pour bonne conduite, donner des autorisations de sorties (une journée à quelques jours, pas plus) et enfin octroyer la libération conditionnelle.
La libération conditionnelle suppose que le condamné ait exécuté une durée d’emprisonnement égale à celle lui restant à accomplir. Ce qu’on appelle la mi-peine, qui n’est pas égale à la moitié de la peine, ce serait trop facile, les réductions de peine devant être décomptées. C’est la première condition, mais pas la seule. Ajoutons que le droit étant la science des exceptions, un condamné ayant un enfant de moins de dix ans avec qui il vit habituellement est dispensé de cette condition de mi peine. La société considère que l’intérêt de l’enfant doit pouvoir justifier une grande clémence.
Une fois que la mi-peine est franchie, le JAP peut, soit d’office (le JAP doit examiner chaque année la situation des condamnés admissibles à cette mesure), soit à la demande du condamné, envisager une libération conditionnelle. Les critères pris en compte sont l’exercice d’un travail à la sortie, les efforts faits en vue d’indemniser les victimes, l’assiduité à un enseignement ou une formation en cours de détention, le suivi d’un traitement médical contre les causes du passages à l’acte, et les conditions qui attendent le condamné à la sortie. Le dossier pénitentiaire est pris en compte, puisque l’avis de l’administration pénitentiraire est sollicité, et un condamné multipliant les incidents et les punitions aura peu de chance de bénéficier d’une telle libération. Un SDF aura bien plus de mal à obtenir une libération conditionnelle qu’une personne attendue par sa famille qui lui a trouvé un emploi. C’est ainsi.
L’intérêt de la libération conditionnelle est que la peine est toujours en cours d’exécution : le libéré reste sous l’autorité de la justice. La libération est conditionnelle. Le droit est aussi la science des épithètes, auquel le public ne prête jamais assez d’attention. Le JAP impose des obligations au libéré (ne pas changer de domicile sans autorisation, répondre aux convocations ou recevoir le travailleur social chargé de son dossier) qui, s’il ne les respecte pas, encourt un retour en prison, qui peut être très rapide, le JAP pouvant révoquer la mesure et décerner mandat d’arrêt sans avertir le condamné. Il y a donc un suivi, et une menace. On est loin du retour à la liberté de fin de peine, ou plus aucun suivi n’est par définition possible (sauf pour les délinquants et criminels sexuels condamnés à un suivi socio judiciaire, car le droit est la science des exceptions).
Ainsi, Bertrand Cantat bénéficiera-t-il d’une telle libération parce qu’il a accompli la moitié de sa peine depuis l’été dernier ; il a intégralement indemnisé les parties civiles qui avaient demandé des dommages-intérêts lors du procès (les enfants de la victime, ses parents s’y étant refusé) ; les risques de récidive paraissent inexistants ; il a de très bonnes conditions d’accueil à l’extérieur et peut espérer aisément retrouver un travail, que ce soit son ancienne activité de chanteur ou tout autre travail. Il est probable qu’il a pu fournir des promesses d’embauche satisfaisantes. Il a un dossier pénitentiaire exemplaire, n’ayant jamais été condamné.
Tiens, en rédigeant ce billet, je découvre que Le Figaro publie cantat2.pdf
Voilà un document précieux.
On apprend donc que la demande a été sollicitée le 22 juillet 2007. On ne peut pas dire que le JAP agisse dans la précipitation. Il a bien un contrat de travail avec Universal Music (oui, un chanteur très marqué à gauche qui travaille pour une multinationale, je ne vois pas où est le problème ?) renouvelé en 2005, des revenus issus de ses droits d’auteur et interprète, qu’il a deux enfants dont il souhaite pouvoir s’occuper – sa fille a 4 ans, son fils 10. La famille de la victime a été consultée qui a exprimé son désaccord, estimant que Bertrand Cantat aurait bénéficié de conditions privilégiées durant sa détention et invoquant l’exemplarité de l’affaire en matière de violences conjugales. L’administration pénitentiaire a donné un avis favorable. Le ministère public ne s’oppose pas (il a un mal fou à être d’accord, c’est un blocage), à condition que la période de suivi ne soit jamais réduite, et que le condamné poursuive à l’extérieur sa prise en charge thérapeutique et s’abstienne de toute intervention publique ou diffusion d’oeuvre relative aux faits (pas de livre, pas d’interview), ce à quoi le condamné a dit qu’il était d’accord.
Le juge explique ensuite sa décision : il constate sa compétence pour statuer seul (peine de moins de dix ans), que le condamné est à mi peine, et répond aux parties.
Sa réponse à la famille de la victime mérite d’être reprise ici, pour les Monsieur Prud’homme qui se scandalisent sans savoir.
Monsieur Cantat et son conseil ont rappelé les conditions de vie carcérale ayant entouré les quatorze mois d’emprisonnement subis à Vilnius, avec notamment un placement en isolement dans une cellule de 6m² située en sous sol, seulement éclairée par un soupirail et une ampoule allumée nuit et jour, une surveillance permanente à travers un miroir sans tain en raison du risque d’un passage à l’acte suicidaire, ou encore l’impossibilité, pour des raisons linguistiques, de bénéficier du soutien psychologique qui lui était à l’époque particulièrement indispensable ;
S’agissant ensuite de l’incarcération subie à MURET, il convient de relever que M.CANTAT, contrairement à certaines allégations ayant pu circuler dans la presse, n’a en aucune manière bénéficié d’un “traitement de faveur” caractérisé par une plus grande liberté de circulation à l’intérieur de l’établissement, de plus larges horaires d’ouverture des cellules , et la prise de repas en commun, l’organisation de sa vie quotidienne ne lui est évidemment pas spécifique, mais réservée à la centaine de détenus affectée au bâtiment dit “de confiance”, car ne présentant ni problème de réadaptabilité, ni dangerosité de nature sociale ou psychiatrique.
Loin de lui valoir, comme e pu le penser la partie civile sur le base d’informations erronées, un statut privilégié et des conditions de détention “que bien des prisonniers lui envieraient”, la notoriété de M. Cantat l’a au contraire placé dans un contexte singulièrement éprouvant.
Ainsi, et clans la suite de l’incendie [1] survenu au cours de sa détention en Lituanie, et dont le caractère criminel est depuis avéré, M. CANTAT a reçu plusieurs lettres le menaçant de mort, notamment dans les débuts de son incarcération au Centre de Détention faisant actuellement l’objet d’enquêtes auprès du Parquet de TOULOUSE, d’autres sont parvenues à l’approche du débat contradictoire, et même en cours de délibéré. A l’intérieur de l’établissement, un climat de représailles avait également entouré son arrivée et nécessité pour sa sécurité un transfert rapide vers un autre bâtiment, certains détenus ayant utilisé sa faiblesse psychologique pour “s’autoproclamer protecteur” en lui faisant croire qu’il était la cible d’un “contrat” à l’extérieur.
Par ailleurs, toujours en lien direct avec l’extrême médiatisation entourant cette affaire, M. CANTAT a dû affronter de graves atteintes à la vie privée, parmi lesquelles le détournement et la publication dans l’hebdomadaire “VOICI”[2] (édition du 21 février 2005) de sa fiche d’inscription à l’université de Toulouse Le Mirail – ce qui l’a conduit à abandonner les études de philosophie qu’il souhaiter mener par correspondance auprès de cet établissement- , et surtout la parution d’une quinzaine de clichés photographiques pris à son insu en plusieurs moments et lieux du son quotidien carcéral (“VSD” édition du 21 au 27 février 2007, condamnation de la 17e Chambre Civile du TGI de Paris en date du 1er octobre 2007),
Au regard de la durée effective et de la pénibilité de l’emprisonnement subi, la mesure de libération sollicitée par M. CANTAT ne saurait donc être considérée comme prématurée, étant enfin observé que sa sortie définitive eu situe à moins de deux ans, comme étant fixée au 29juillet 2009[3].
Voilà pour ceux qui trouvent que Bertrand Cantat s’en sort trop bien et a passé de joyeuses vacances.
Enfin, rappelons que le fait d’être une personne publique, un “pipole” comme on dit en français moderne, que l’on soit auteur ou victime, n’implique pas la mise à disposition du public de sa vie privée et l’invitation à proférer des jugements aussi définitifs que fondé sur du néant. Laissons ces personnes vivre en paix. A ce titre, je réitère mon avertissement. Les commentaires donnant un avis dont nul, à commencer par moi, n’a que faire sur les divers protagonistes de cette affaire,seront supprimés.
Notes
[1] de sa maison personnelle, NdEolas
[2] Dont je salue au passage la rédaction qui, je le sais, me fait l’amitié de me lire et celle plus grande encore de ne pas s’intéresser à moi
[3] Par le jeu des réductions de peine et décrets de grâce.
********************************
On n’est pas encore revenu du pays des mystères
Il y a qu’on est entré là sans avoir vu de la lumière
Il y a là l’eau, le feu, le computer, Vivendi, et la terre
On doit pouvoir s’épanouir à tout envoyer enfin en l’air
On peut toujours saluer les petits rois de pacotille
On peut toujours espérer entrer un jour dans la famille
Sûr que tu pourras devenir un crack boursier à toi tout seul
On pourrait même envisager que tout nous explose à la gueule
Autour des oliviers palpitent les origines
Infiniment se voir rouler dans la farine
A l’envers, à l’endroit, à l’envers, à l’endroit
A l’endroit, à l’envers, à l’envers, à l’endroit
Y’a t’il un incendie prévu ce soir dans l’hémicycle
On dirait qu’il est temps pour nous d’envisager un autre cycle
On peut caresser des idéaux sans s’éloigner d’en bas
On peut toujours rêver de s’en aller mais sans bouger de là
Il paraît que la blanche colombe a trois cents tonnes de plombs dans l’aile
Il paraît qu’il faut s’habituer à des printemps sans hirondelles
La belle au bois dormant a rompu les négociations
Unilatéralement le prince entame des protestations
Doit-on se courber encore et toujours pour une ligne droite ?
Prière pour trouver les grands espaces entre les parois d’une boîte
Serait-ce un estuaire ou le bout du chemin au loin qu’on entrevoit
Spéciale dédicace à la flaque où on nage, où on se noie
Autour des amandiers fleurissent les mondes en sourdine
No pasaran sous les fourches caudines
A l’envers, à l’endroit, à l’envers, à l’endroit
A l’endroit, à l’envers, à l’envers, à l’endroit
*******************************
A la table de mon café ce matin
•octobre 4, 2007 • 3 CommentairesWith your feet on the air and your head on the ground Try this trick and spin it
À table ce matin avec mon café, il y avait mon rêve de la veille, la plus agréable réalité possible, le plus dérangeant des fantasmes qui, faute d’exister réellement surgissent dans les rêves et merde aux rêves qui me rappellent mon impuissance à dompter mes envies !
Il y avait aussi des bribes du films que j’ai vu avant de dormir, «passe ton bac, fais dix ans d’études et deviens quelqu’un » disait on dans mon film de la veille et c’est tout ce que j’ai retenu du film, un peu comme les morales à deux balles qu’on fait aux gosses quand ils rouspètent devant les devoirs de maison ; je ferai dix ans d’études en plus des cinq passés, je ferai même plus que dix, c’est tout ce que j’ai envie de faire en ce moment, ça m’évitera de penser au reste, ça m’épargne la déprime
where is my mind ?
nulle part , tu grandis ma grande , il n y a plus de place pour les introspections et les questionnements et les cafards forcés
Appauvrissons nous, enrichissons les autres !
Passons comme dirait un bon ami
Il y avait, les dernières photos qu’on m’a transféré avant que je me déconnecte complètement du monde des éveillés et des pseudo éveillés pour retrouver celui de mes rêves qui dérangent,
des photos plus joyeuses et moins amères que leur souvenir
un cendrier plein et une tête vide
un journal bourré d’info qu’on connaît déjà
des morceaux de conversation, ces conversations de famille à table… toujours constructives, en parfait colocataires de tout l’espace de vie même de la table, et je ne m’en plains pas c’est toujours mieux que d’être une vraie famille qui exprime son amour insupportable et difficile à vivre
des miettes de pain du dîner de la veille
décidément on ne se débarrasse pas facilement de la veille !
il y avait aussi The Pixies,
Your head will collapse but there’s nothing in it
À table ce matin avec mon café à trois sucres et demi, mon overdose de sommeil et mes séquelles de migraine de la veille volaient la vedette à tous mes autres excès .
A table avec mon café ce matin , se dessinait devant moi ma journée ni plus ni moins banale que ses semblables de ce mois ci
Demain peut être j’aurai envie de t’écrire, aujourd’hui je m’en retiens encore, je prends ce qui vient à moi
Faut pas sous estimer le banal, le sans raison
Lessivée
•septembre 19, 2007 • 2 CommentairesJe veux écrire sur le courage, pas celui de ceux qui partent de rien et qui arrivent à tout mais de celui de ceux qui ont tout, qui larguent ce tout pour repartir de rien.
C’est drôle que ce soit le chaos qui m’attire moi qui s’apprête à faire carrière dans la conception et la construction.
Il me paraît toujours que le courage de démolir est plus admirable que celui de construire, parce qu’il demande moins de patience et plus de passion, très peu de nostalgie ou dirai-je une force de gestion de la nostalgie au profit de l’espoir.
Est-ce l’amour de l’aventure ? Je ne le crois pas.
Je crois plutôt que c’est l’amour de soi qui fait qu’on fasse volontiers tabula rasa des admirables édifices d’une vie pour se revoir à l’œuvre et se prouver qu’on vaut toujours plus que ce qu’on fait.
Et la continuité dans tout ça ?
On troque la constance d’une vie pour la constance de soi.
Est-ce une satisfaction ? Peut être.
Et l’amour dans tout ça ?
La solitude est souvent le prix de l’amour de soi.
Et il n’est de véritable amour que celui qu’on porte pour Soi.
CINEFILS EL HAMRA
•septembre 14, 2007 • Laisser un commentaire
Né avant tout de l’amour du septième art et de l’envie de transmettre et faire partager cet amour puis d’une volonté « d’activisme » culturel en promouvant un cinéma d’auteur, loin des circuits commerciaux, peu connu du public et pourtant de grande richesse aussi bien technique que sémantique et ayant marqué l’histoire des différents courants et écoles cinématographiques , le club CINEFILS EL HAMRA est un nouveau et singulier club de cinéma qui vient de voir le jour au théâtre EL HAMRA, théâtre qui est à la base une salle de cinéma et qui se donne avec CINEFILS un nouveau souffle retrouvant ainsi sa vocation cinématographique de départ.
CINEFILS EL HAMRA prépare une saison truffée de films et d’évènements, d’abord les projections hebdomadaires tous les mardi à 18h30 un court métrage suivi d’un long métrage et d’un débat, des évènements mensuels divers avec des personnalités du monde du cinéma et une revue trimestrielle qui se rapportera aux différents cycles en vue pour cette saison.
Conscients des controverses qui alimentent les critiques sur la création cinématographique en Tunisie et soucieux de l’image et de la confiance qu’a le public en cette création, nous avons choisi pour la soirée de lancement des activités du club, un film tunisien produit depuis 2003 et n’ayant toujours pas vu le jour dans les salles de cinéma, soulevant ainsi la problématique de la sortie commerciale des films des jeunes réalisateurs tunisiens, le film HIA W HOUA (elle et lui) de Elyès BACCAR.
La projection de « HIA W HOUA » aura lieu le mardi 18 septembre à 21h30 en présence du réalisateur et de l’acteur Mohamed Ali BEN JEMAA tenant un rôle principal dans le film.
Voulant donner le ton au reste de la saison, pendant ce mois de ramadan et à part la soirée de lancement, nous vous donnons rendez vous le samedi 22 septembre pour une soirée évènement : VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT. Percevant le cinéma -même dans ses plus imaginaires fictions- comme un rapport avec la réalité et une vision de celle ci, un rapport de sublimation, de fantasme, d’abstraction ou de simple contemplation, , notre voyage sera autour du thème « La réalité mise à nue par ses prétendants même » avec la projection de cinq longs métrages traitant différents points de cette problématique tant par le fond que la forme des films, utlisant différentes techniques cinématographiques servant ces diverses visions de la réalité:
Voyage au bout de la nuit
بين عشا و صحور
Samedi 22 septembre 2007
La réalité mise à nue par ses prétendants même
Shour offert par l’équipe de CINEFILS à toutes les personnes qui termineront le voyage avec nous…
- Mulholland drive de David LYNCH 2h26. Etats-Unis / France. 2001.
- Le voyeur de Michael POWELL 1h40. Grande-Bretagne. 1960.
- Zelig de Woody ALLEN 1h19. Etats-Unis. 1983.
- C’est arrivé prés de chez vous de Remy BELVAUX, André BONZEL & Benoît POELVOORDE 1h35. Belgique. 1992.
- Blair witch project de Daniel MYRICK et Eduardo SANCHEZ 1h26. Etats-Unis. 1999.
Nous vous offrons également pendant le mois de ramadan un avant goût des différents cycles de la saison tout en écourtant ces longues journées ramadanesques avec trois projections :
Avant-goût de la saison
Mardi 25 septembre 07 à 15h
Les volets de Lyèce Boukhitine, 11 min
- Reservoir dogs de Quentin TARANTINO 1h39. Etats-Unis. 1992
Mardi 02 octobre 07 à 15h
Coffe or not coffe de Nicolas Goetschel, 3 min 30
- Memories of murder de Bong JOON-HO 2h12. Corée Du Sud. 2003.
Mardi 09 octobre 07 à 15h
Sbehelkhir de Leila Bouzid et Walid Mattar, 8 min
- Le mandat de Ousmane SEMBENE 1h45. Sénégal. 1968.
Pour avoir plus d’informations et pour consulter la programmation vous pouvez vous rendre sur le blog de CINEFILS
Vous pouvez également nous contacter par mail: cinefilshamra@yahoo.fr , vos idées propositions et initiatives sont les bienvenues.
CINEFILS EL HAMRA espère partager avec vous de forts moments de cinéma et de reflexion et compte sur votre présence pour enrichir les débats et agrandir le cercle des cinéfils et cinéfilles.
Thérapie
•septembre 13, 2007 • 5 CommentairesJe ne parle pas d’actualité sur mon blog alors que je lis beaucoup les blogs qui en parlent, je ne pense pas que mon avis puisse intéresser quelqu’un, même pas moi même. La mode des idées ne m’intéresse pas, parce que certaines idées sont réellement à la mode: les anti Sarko les pro Ségo les moralisateurs et leurs discours indigestes sur la tolérance le respect et leur regard critique sur la société de consommation et la politique internationnale (presque jamais natioonnale!) et l’environnement et l’intégrisme …
Je regarde tous les jours mes stats minables et je persiste à refuser de m’inscrire sur TN blogs, là où tout le monde adore caresser dans le sens du poil.
Je lis les posts et les commentaires sur pas moins d’une centaine de blogs des plus ridicules au plus intéressants et je m’étonne moi-même de suivre sérieusement et de ne rien rater de la vie de cette bloggueuse tunisienne friquée et hypocrite qui a dépassé la quarantaine et qui parade tous les jours et plusieurs fois par jour devant les cons comme moi qui la lisent , tout y passe son mari sa fille son fils sa belle mère et même sa belle sœur, une maison à Hammamet et une à Tunis , des enfants parfaits inscrits dans des écoles privées, elle est parfaite (du moins c’est ce qu’elle veut faire croire) : à quarante ans passés elle entretient sa vie sur le net comme elle entretient sa vie dans la vraie vie, elle a des amis bolggueurs qu’elle invite et qui l’invitent à dîner à déjeuner…une femme IN ! Elle vous raconte tous les restaurants où elle a été en détails menu services déco… et après elle va se moquer des « vayyessa » qui envahissent Hammamet chaque été en alternant quelques paragraphes sur les soirées auxquelles elle a assisté au Calypso et aux jeunes filles qui draguent son mari eh oui mais tout le monde l’envie cette femme !!!! Elle est IN, elle sait faire la fête mais ce n’est pas pour autant qu’elle a une tête vide, attention ! Elle lit la dame, et tous les jours et tout le temps et partout sur la plage au lit à table…. En un mot elle est PARFAITE. Vous devez rêver d’avoir son mari, ses gosses, sa maison, sa famille, ses amis, ses voyages, son fric sa vie quoi ! Je hais les gens qui font tout pour vous montrer qu’ils sont heureux ; qu’ils le soient ou pas.
Mais je la lis quand même tout en étant consciente que je joue son jeu.
Et je me moque de ces blogs où on se tag pour dire des détails sur soi, et ces blogs dont on fête l’anniversaire d’existence et ces blogs où on se pose la nouvelle question existentielle en vogue « pourquoi je blog ?» et mon Dieu les réponses qu’on donne !
On croirait bien qu’un blog donne un sens à une vie !
Qu’est ce qui m’oblige à ingurgiter cette mixture qui me dégoûte ? Rien, je me fais chier c’est tout.
Parler de soi même appauvrit mais enrichit les autres. Parler des autres est le seul recours pour ne pas parler de soi.
D’ailleurs pourquoi ne pas parler de soi comme on parle des autres. L’introspection n’est pas une têche d’ado et personne n’est jamais trop mûre pour la dépasser mais les adeptes du pragmatisme sont de plus en plus nombreux et en les regardant on se sent bizarre voire ridicule .
Si je continue à écrire je vais me mettre à parler de moi et je ne dois pas parler de moi.
J’ai envie de me suicider
•septembre 12, 2007 • Laisser un commentaire…Encore une envie qui ne sera jamais plus qu’une envie.
Voici un blog où on ne vous parle pas des six ans du 11 Septembre
•septembre 11, 2007 • Laisser un commentaireSur l’écriture
•septembre 6, 2007 • 1 Commentaire“Je m’adresse ici aux jeunes gens qui ne sont pas encore aussi pourris que moi, qui commencerai demain à écrire, parce que je suis prisonnier de ce vice plus rafiiné et plus éreintant que la morphinomanie. Je n’en suis pas encore complètement prisonnier, c’est à dire que j’ai encore d’autres vices presque aussi graves; j’écris seulement quand j’ai l’impression d’avoir une idée; chez moi, ce n’est pas encore l’inverse. Pour moi, les choses ont encore plus d’importance que leur catalogue; quand quelque chose m’échappe, je n’en fais pas une crise de nerfs. Je suis encore le maître dans ma peau. Je sais que mon gosier vaut mieux que mon chant, qui vaut moins lui même que les choses que je chante. Je ne suis pas encore “obligé” d’écrire, comme tant de gens qui n’en sont pas capables.”
Bertolt BRECHT
Que n’ai-je
•août 30, 2007 • 3 CommentairesLa qualité du son n’est pas terrible je n’ai pas trouvé mieux mais c’est une belle chanson
Je pourrais bien brûler les preuves
Trier les pages de mon passé
Prendre un bassin ou même un fleuve
Pour abonder le peu que j’ai
Je pourrais bien brouiller les pistes
Changer cent mille fois de visage
Rayer mon nom de toutes les listes
Et m’effacer du paysage
Où vais-je?
A présent que n’ai-je?
Ma mémoire s’enivre
Tu cherches tellement à me suivre
A travers le vent
Je pourrais bien changer de sigle
Et chaque nuit dans les abbesses
Me rendre floue ou invisible
Être inconnue à cette adresse
Je pourrais même ma compromettre
À ne me souvenier de rien
Et ne plus jamais reconnaitre
Ta voix que je connais si bien
Où vais-je?
A présent que n’ai-je?
Ma mémoire s’enivre
Tu cherches tellement à me suivre
A travers le vent
Je vais bien, merci.
•août 13, 2007 • Laisser un commentaire« Les miroirs blêmes retrouvent leur fausse vie. Les bougies éteintes sont où nous les avons laissées, et à coté gît le livre à demi coupé que nous lisions, ou la fleur montée que nous portions au bal, ou la lettre que nous avions peur de lire ou que nous avons lue trop souvent… rien ne nous semble changé.
Hors des ombres irréelles de la nuit resurgit la vie réelle que nous connûmes. Il nous faut nous souvenir où nous la laissâmes et alors s’empare de nous un terrible sentiment de la continuité nécessaire de l’énergie dans quelque cercle fastidieux d’habitudes stéréotypées, ou un sauvage désir, peut être que nos paupières s’ouvrent quelque matin sur un monde qui aurait été refait à nouveau dans les ténèbres pour notre plaisir, un monde dans lequel les choses auraient de nouvelles formes et de nouvelles couleurs, qui serait changé, qui aurait d’autres secrets, un monde où le passé aurait peu ou point de place, aucune survivance, même sous forme consciente d’obligation ou de regret.
La remembrance même des joies ayant son amertume, et la mémoire des plaisirs ses douleurs. »
Oscar Wilde, Le portrait de Dorian Gray
Five years
•août 13, 2007 • Laisser un commentaireDavid Bowie fait partie des rares artistes qui deviennent de plus en plus beau en vieillissant et cette chanson en particulier, à l’image de l’artiste, devient plus belle et prend plus de sens -à part le fait qu’elle soit de circonstance pour moi- avec le temps. j’avais déjà mis une reprise de five years par Placebo , en voilà une autre version par David Bowie.
Mettez le son à fond, pensez à ce que vous voulez faire sortir de vous à jamais, fermez les yeux et criez avec toutes vos forces:
We’ve got five years, stuck on my eyes
Five years, what a surprise
We’ve got five years, my brain hurts a lot
Five years, thats all weve got
We’ve got five years, what a surprise
Five years, stuck on my eyes
We’ve got five years, my brain hurts a lot
Five years, thats all weve got
We’ve got five years, stuck on my eyes
Five years, what a surprise
We’ve got five years, my brain hurts a lot
Five years, thats all weve got
We’ve got five years, what a surprise
We’ve got five years, stuck on my eyes
We’ve got five years, my brain hurts a lot
Five years, thats all weve got
Five years
Five years
Five years
Five years



























Commentaires Récents